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Le CDI, une solitude anésthésiée .
Ma souffrance nourrit le monde comme il en a besoin . Mes yeux endurent les situations ignorées , ils demeurent collés au visage par je ne sais quelle manière et ils blessent ainsi le monde , ces deux yeux cruellement profonds et obscures ne conaissent plus les choses telles qu'admirer ce que l'on hais du plus profond de notre ame , de cette chose qui bat chaque seconde et qui s'arrete brutalement , lorsqu'on meurt .
La vie si je puis l'appeler encore de nos jours ainsi est ce que l'on choisi. Je me sens horriblement seule . J'ai un ami . C'est un endroit situé au lycée dans le misérable coin de cette cour grandement petite . Le CDI . Je pourrais y passer des vies et des siècles. Durant mon temps libre , je demeure assise dans le meme coin , legerement obscur, entourée de livres et de regards . Je passe souvent mon temps à relire le meme numéro des Connaissances des Arts . Je finis par connaitre les moindres details figurant dans chaque magazine . Beaucoup pensent que je travaille en allant là-bas . Moi je m'épanouis de façon pédagogiques . Tu sais les livres , lorsque je les vois , c'est comme ... Une chose , une sensation extraordinairement unique et magnifiquement façonnée par mon coeur. Je suis tout simplement poussée à tout oublier . Je crois que cet endroit m'inspire de façon assez sérieusement préocupante . Un jour j'ai même commencé une nouvelle en décrivant les deux documentalistes , c'est incroyable . Je me doute qu'elles prennent l'habitude de voir ma petite tete tristement plongée dans des bouts de papier . Et puis je croise de nouvelles ames , de charmants yeux , des coeurs généreux , des résolutions négatives . Ils sont tous là et ils vont juste me silencieusement parler avec leur yeux . Minables et réconfortantes ames qu'il sont et je ne deviens qu'une parmi d'autres . Et cet endroit est ma maison d'artiste , car nous le sommes , nous aussi .
Les pas avancent , mes botes tappent dans le dur ciment de cette douce et amère belle terre. Poluée . Déchue . De tout et de sa beauté d'autre fois. Les voitures se cachent sous un fin manteau de diamants qu'est la gelée , et me contemplent ainsi avec leurs phares. Je marche dans le matin encore obscurement éteint, plus froid et glacial que jamais, je marche parmi un monde éteint. Je me dirige vers le monde pédagogique ,comme chaque matin d'ailleurs. Des soupirs s'enfouissent dans mon manteau noir et je n'ai qu'une envie , c'est de ne plus exister et etre loin de tout , et lorsque je dis tout , c'est un misérable tout .
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2 190 jours, 52 560 heures. Le 3 mars, déja 6 années s'étaient écoulées depuis mon arrivée dans ce pays qui m'a adopté.Joies et réussites melées à des envies soudaines de partir, à des douleurs soudaines déchirant notre coeur et ame en de milliers de morceaux. Bonne mère, patrie , toi , Moldavie, celle qui a bercé et atendri mon enfance.Je veux seulement caresser ta Terre , tes arbres , tes nuages. Toi, que j'ai perdu si vite. Entre le racisme et l'exclusion sociale et morale, avancer fut difficile. Mais à cette heure , cette seconde meme , je pèse le temps, le temps me porte et me mène vers une porte qui semble etre noire. Je cherche cet avenir, mais je ne le trouve donc plus. Je ne sais plus qui je suis ,ni comment je vis , et pourquoi je vis , et dans quel interet je le fais. Ma vie, ce monstre venimeux me ronge les membres , me ronge la pensée et m'empêche d'etre au milieu du monde. Je m'isole alors, pour trouver la paix , dont je n'ai plus certainement le courage d'attendre , elle ne sera là quand mondes et hommes feront silence , quand lune et soleil feront paix sur cette Terre détruite.
Leurs pauvres regards ne sont que haines.Leurs pompes de sang provoquent des batements, si froids que nul ne les entend. Comme des fantômes .Des choses pseudo-joyeuses. Ils me font souffrir.